Le processus de décentralisation dans le paysage institutionnel français

Avant toute chose, une collectivité territoriale se définit par la prise en charge des intérêts communs d’une population sur un territoire donné. Le territoire français est ainsi, constitué de collectivités territoriales qui correspondent à des compétences administratives distinctes les unes des autres. 

La dernière loi en date qui confirme la volonté de décentralisation de l’Etat Français est la loi NOTRe (ou loi portant la nouvelle organisation territoriale de la république), du 7 août 2015. Troisième volet de la réforme territoriale à l’initiative de François Hollande, elle a “redistribué” les principes et/ou compétences des collectivités territoriales.

Le millefeuille administratif français 

Le terme “millefeuille administratif” est utilisé pour qualifier l’organisation territoriale

française. En effet, la France (métropole et départements d’outre-mer compris) est constituée de 35416 communes en 2017. Ce nombre évolue tous les ans suite à la fusion de certaines qui créent ainsi des dites “intercommunalités”.

Les départements sont aussi particulièrement nombreux: 101 au total. Depuis la réforme des collectivités territoriales engagée au départ par Nicolas Sarkozy et qui a pris forme en 2016, les régions françaises sont passées de 26 à 18. Ce nombre reste toujours particulièrement élevé en comparaison aux autres pays européens.

Chacun de ces “territoires” constituent un maillon à une chaîne qui permettrait à l’Etat de fonctionner correctement. Chaque “rouage” doit donc prendre en charge des intérêts locaux qui serviront à une compétence plus générale. L’empilement de ses charges administratives correspond ainsi au “mille-feuille administratif” français.

C’est également dans cette logique que sont nées les Maisons du Département comme celle de Lannion.

L’importance de la communication interne dans les collectivités locales

Le conseil départemental du Pas de Calais (CD62) développe sa communication interne par le biais d’un intranet afin “d’ouvrir les espaces de partage, de rendre public la plupart des contenus, de gérer les accès réservés au cas par cas”.

En effet, le conseil a fait appel à une agence de “digital workplace”, Jalios. Cette structure a pourtant pour habitude d’offrir ses services à des entreprises privés. L’enjeu ici est de développer ce qu’on appelle l’intelligence collective  en formant les agents à des compétences et maîtrise d’outils numériques dans le but de développer la communication interne. Mais alors de quelle manière la communication interne prend sa place au sein d’une collectivité locale ?

Un environnement constamment en changement

Entre les nombreuses réformes territoriales et les changements d’appartenance politique des décisionnaires (maires, président de conseil départemental etc.) liés aux élections, l’organisation des organisations territoriales est souvent déstabilisée. Les agents du territoire doivent bénéficier de supports qui puissent les guider ou encore être reconnus dans les missions qu’ils effectuent. Si les agents ne sont pas renseignés car ils ne disposent pas d’outils pour ce faire, il est impossible qu’ils effectuent correctement leurs missions. La communication interne sert également de “cadre” pour un territoire accompagnant souvent énormément d’acteurs aux statuts variés.

Les apports multiples de la communication interne au sein d’une collectivité 

La communication interne contribue à améliorer la motivation, l’efficacité des agents ainsi que l’entente au sein de l’équipe. Elle doit aider à la circulation de l’information pour que chaque agent puisse “se retrouver” correctement au sein de l’organisation. D’autant plus après une élection, car le changement régulier d’environnement professionnel peut être difficile pour les agents. Il s’agit alors de communiquer au personnel des supports faisants la promotion de valeurs “positives” afin de renforcer la cohésion et l’image de la collectivité. L’agent doit pouvoir “adhérer” à ces valeurs. Les conflits sociaux en interne sont ainsi évités. La communication interne paraît alors indispensable pour le bon déroulement au sein de l’organisme mais aussi pour l’éventuel déclenchement de la communication externe.

Art Melody, un témoignage aux vibrations puissantes

A l’occasion de la sortie de son nouvel album, Zoodo, l’artiste burkinabais Art Melody se produira sur la scène des Transmusicales jeudi 5 décembre.

Originaire du Burkina Faso, Art melody se passionne pour la musique, et plus spécifiquement pour le rap durant son adolescence. Il participera même à partir de 1998 à des “battles” organisées et débute l’écriture de ses premiers textes.

Art melody mêle à son art des sonorités puissantes, puisées sur le continent africain : de l’afro-soul des années 70 aux incantations griotiques de sa mère; mais aussi sur le continent nord-américain, avec le rap new-yorkais des années 90. Écrivain de ses textes, il s’inspire de son parcours de vie difficile à travers des mots tranchants dénonçant l’injustice qu’il a vécu et qu’il vit encore au quotidien.

Au début des années 2000, fuyant des conditions de vie difficiles et rêvant d’une vie meilleure pour sa famille, il emprunte un voyage périlleux à travers l’Afrique afin d’atteindre l’Europe. Il sera notamment emprisonné en Algérie puis reconduit jusqu’à son pays natal. C’est à ce moment-là qu’il forme le groupe IBM (Ideal Black Mouvement) qui deviendra plus tard Barka Buudu (Génération Bénie), alliant déjà le phrasé rap et la musique traditionnelle Burkinabè.

Cette décision de s’investir dans la musique, est alors dû à son périple de pays en pays. Il y découvre en effet, de nouveaux univers musicaux à travers des artistes tels que Angélique Kidjo, Gael Faye ou encore Seun Kuti.

Actualités

A l’occasion de la sortie de 6ème album “ZOODO” (signifiant “amitié” ou “une main tendue vers l’autre”) produit par le beatmaker bordelais “Red Rum” avec qui il avait déjà collaboré lors de ses précédents albums, il nous offre par sa présence sur la scène des 41èmes Transmusicales de Rennes un métissage musical novateur, parfois presque futuriste. Le premier extrait de son album « Tôk Tôko » (à écouter ci-dessous), en témoigne d’ailleurs par l’intensité qui se dégage de la voix du rappeur mais aussi l’instrumentale du morceau, presque tranchante, entre vibrations électroniques et percussions aux echos africains.

Art Melody nous donc rendez-vous le jeudi 5 décembre sur la scène du Hall 8 aux Parcs des Expositions.

Contact

  • Facebook de l’artiste : https://www.facebook.com/ArtMelodyOfficial/
  • site officiel de l’artiste : https://www.artmelodyofficial.com