Dans la dernière ligne droite du Grenelle des violences conjugales, des associations contribuent à l’insertion professionnelle des femmes.

Dans le cadre du Grenelle des violences conjugales lancé le 3 septembre par le gouvernement, les onze groupes travaillant sur plusieurs thématiques ont remis leurs solutions ce mardi 29 octobre à la secrétaire d’Etat à l’Egalité femmes-hommes, Marlène Schiappa. Ces solutions seront annoncées le 25 novembre lors de la journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes et clôtureront ce grenelle. Toutefois, Marlène Schiappa distingue déjà des « priorités ».

Parmi les soixante propositions à destination du gouvernement, on distingue plusieurs propositions plus importantes, et ce sur tous les plans : justice, accueil des femmes en danger, handicap, violences psychologiques et emprise, violences économiques, et bien d’autres encore.

Voici une liste de ces quelques « priorités » :

• Améliorer l’accueil des victimes en commissariat
• Réquisitionner les armes des conjoints visés par des plaintes
• Renforcer le 3919
• Inscrire dans la loi toutes les formes de violence
• Supprimer l’autorité parentale en cas de féminicide
• Faire évoluer le secret médical
• Garantir l’indépendance économique des victimes
• Renforcer la formation des professionnels
• Étudier les effets de l’alcool dans le passage à l’acte
• Reconnaître le statut de victime des enfants témoins des violences

Et au sein de ces différents groupes de réflexion, celui consacré au Travail préconise plusieurs solutions applicables dès l’environnement professionnel telles que la sensibilisation des employeurs au repérage des violences conjugales ainsi que sur les questions de formations au sein de l’entreprise.

Au delà de l’Etat, plusieurs associations tentent alors de favoriser l’insertion des femmes dans le monde professionnelle afin de réduire les inégalité entre les femmes et les hommes, et ainsi favoriser la mobilité professionnelle des femmes, et aussi les victimes. À l’instar de la Fondation Orange et de ses Maisons Digitales, l’association La Maison de Jeanne, dans le territoire de Belfort, s’est donné pour but de créer une structure pour les jeunes femmes en situation de monoparentalité. Ce projet permettrait l’insertion professionnelle de ces femmes et repose sur l’hébergement des jeunes femmes et de leurs enfants. Aujourd’hui, dans le territoire de Belfort, 80,4% des familles monoparentales sont des femmes.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *